Depuis sa naissance, on ne jure plus que par lui… le générique !
Pour un patient « ordinaire », il devient en effet difficile d’échapper au phénomène du « médicament tombé ( !) dans le domaine public, commercialisé selon le nom de son principe actif et indépendamment du laboratoire pharmaceutique d’origine ».
Bizarre !
Nous n’avons certes pas la prétention de jouer les donneurs de leçon et encore moins rejoindre ceux « qui savent tout » mais nous estimons avoir le droit d’expression de ceux « qui raisonnent ». Nous avons la chance de vivre dans un pays où ce droit existe, ce qui n’est pas toujours le cas dans certains autres. Des pays, qui souvent nous inondent de leurs productions, parmi lesquels il ne serait pas surprenant de trouver quelques-uns de ces « produits de substitution ».
Ici, nous n’affirmons rien, contrairement à certains inconditionnels du « sauveur », toujours prêts à jurer que l’on a trouvé la panacée. On se contente d’exprimer diverses réflexions, assorties parfois de certaines craintes, car on a toujours en mémoire quelques expériences malheureuses, pour ne pas dire bavures, d’un passé récent.
À tout seigneur, tout honneur, la qualité. Peut-on vraiment se fier, sur de simples affirmations, à un produit dont on n’a pas encore obtenu une réelle « sanction de l’expérience » ? Hier, il se passait du temps avant de vulgariser un médicament sur le marché et il arrivait malgré tout qu’on le retire. À-t-on réellement fait tant de progrès qu’on puisse se permettre de réduire la durée des tests ?
Enfin, et cela est sans doute le plus grave, il n’est pas rare d’entendre des patients s’étonner, pour ne pas dire se plaindre, de l’efficacité douteuse du « remplaçant », procurant moins de ceci ou plus de cela !
Bizarre !
Que dire de la présentation du produit ? Qui n’a jamais pesté contre l’uniformisation des boîtes et produits tant par la couleur que par la taille et pouvant être source de méprise ? Qui n’a jamais vu un blister refusant de s’ouvrir ? Et quand enfin il cède, c’est le comprimé qui s’effrite, se casse mal ou est carrément non sécable (difficile alors de n’en prendre qu’une moitié ou pire un quart), c’est l’effervescent qui refuse de fondre ou la poudre qui se délite mal ! Pourquoi ce nouveau choix ? Serait-ce un problème de « promotion » du fabricant au vendeur ?
Bizarre !
Certains professionnels de la santé, doutant de l’uniformité de qualité dans la fabrication de ces « faux clones » donc de leur effet, refusent carrément de les prescrire.
Discrètement, et on les comprend, d’autres n’hésitent pourtant pas à dire « malgré cela on m’incite (en attendant de m’obliger ?) à prescrire ces produits défectueux » ; doit-on accepter une médecine au rabais ? pourquoi faire la promotion des copieurs au détriment des découvreurs et des chercheurs ? Pourquoi payer quelque chose plus cher et moins efficace, voire dangereux ?…
Bizarre !
Pourtant, en bons Béotiens que nous sommes, nous disons Bravo, si le générique doit vraiment « sauver » notre SECU.
Mais alors, ne peut-on faire mieux ? … pourquoi conserver en parallèle le médicament d’origine ?
… Comme c’est bizarre !
J. Defretin
Vous avez dit bizarre ? 1/1 Avril 2008








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