Si, à l’occasion d’un repas, d’une réception, ayant demandé gentiment à l’un de vos invités de mettre la table, le petit malin vous lance « où j’la mets » ne vous fâchez pas.

Il est probable…

Depuis toujours, la rose fut prisée des dames. Les aèdes, troubadours, trouvères et autres poètes de jadis ou de naguère, ne s’y trompèrent point d’ailleurs, en lui dédiant quelques uns de leurs plus jolis vers.
Qui ne se souvient…

« Certaines actrices n’ont pas eu trop de mal à tenir le haut du pavé, elles n’ont eu qu’à descendre du trottoir ! »
Nous laisserons la paternité de ce persiflage à son auteur Pierre Véber, qui augure bien ce qu’il pense de certaines stars du « show-biz » dans ses « Maximes et Aphorismes d’un directeur de théâtre. Mais cette petite vacherie permet de se pencher sur cette expression née au 17e siècle « Tenir le haut du pavé »…

Qui, de nos jours, peut toujours échapper à cette avalanche de publicités, les réclames comme les appelaient les anciens, fleurissant partout, dans les journaux et magazines, dans les boîtes aux lettres ou sur panonceaux ?
Qui peut jurer ne jamais avoir été abusé par les promesses de candidats à des élections, orales ou reprises dans leur « profession de foi (!) » sur tracts ou tableaux ?
Difficile, comme l’on dit, de ne pas « tomber dans le panneau » !...

« Les hommes naissent bien dans l’égalité, mais ils n’y sauraient demeurer» (Montesquieu, l’Esprit des lois-1748).

Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces !

Si ce dicton plein de sagesse, qui reconnaît la valeur de l’expérience, est le plus souvent avéré, il arrive pourtant que le plus rusé se fasse rouler malgré tout. C’est le cas ainsi lorsqu’à l’occasion d’une tractation, il empoche de la « monnaie de singe ». 
Mais au fait, que vient faire ce primate dans cette expression ? 

« Ah ! qu’il est doux de ne rien faire
Quand tout s’agite autour de nous »…
chante t-on dans Galatée, un opéra comique de Victor Massé (1852).

Fin juin, le 30 à minuit exactement, il y aura huit ans que le glas sonnait pour notre Franc. Après deux siècles d’existence, non sans regret, ce brave serviteur montait au paradis des monnaies où l’attendaient ses ancêtres, le sol, la maille, le denier, le liard, la livre tournois et la grande famille des billets de banque !

« Quand le sage est en colère, il cesse d’être sage » (Proverbe hébreu)

Bien que pratiquement tombée en désuétude, quelques nostalgiques du beau langage d’autrefois citent encore cette vieille expression populaire.
Malgré sa sonorité, cette locution n’a pourtant rien à voir avec une boucle qui lâche de la cotte d’un preux chevalier, qui file d’un tricot ou qui casse d’un treillage.

Avec le temps, cette expression née au 17e siècle tomba peu à peu dans l’oubli, comme ses variantes de l’époque « Courir la prétentaine » et « Courir la calabre ».

 

Toutefois, comme la gent féminine ne cessait d’être poursuivie d’assiduités de la part de nombreux galants et soupirants, toujours avides de fredaines, d’autres locutions prirent naturellement le relais. Mais, les usages ayant évolué, celles-ci se firent plus romantiques et touchantes que leurs aînées.

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