Le Béarn a la sienne, tout comme la Hollande ou Madère. Les Tartares nous laissèrent la leur, tandis que les Anglais nous offrirent leur imprononçable worcestershire. Et nul doute que quelques facétieux ajouteront que celle de l’abbé Chamel n’a rien à leur envier !

Alors, pourquoi notre « Cannes » picard n’aurait-elle pas…

la sienne, bien relevée, bien piquante, emportant parfois la gueule, pour donner du goût à quelques clichés, pris lors du 5e Festival du Film Grolandais… le « Quintuplé » ?

Pour ceux qui l’ignorent encore, la capitale française choisie par la Présipauté de Groland, c’est Quend. Un nom que l’on prononce ici « Quin » mais que certains s’entêtent à vouloir dénommer « Quand ». Que du bonheur d’ailleurs pour le chasseur d’images de e-journal qui a ainsi pu mieux nourrir sa BD !
Moteur !

 

QUEND nous chanterons le temps des cerises !
Un doux air bien connu que peut-être susurre, les yeux mi clos, à voix basse (très basse) la belle Carlita au micro de Radio Campus de Lille, à son cher et tendre Christophe qui l’écoute « énamoureusement » ! Car la première dame de la Présipauté Grolandaise chante aussi (c’est une spécialité des épouses présidentielles).

Mais elle danse également, « endiablement » comme elle l’a prouvé sur le podium à la fin du Festival, à la grande joie de ses fans.
Et tant pis pour les grincheux, Foin du « Quend dira-ton » !

 

 

 

QUEND on n’a que l’amour !
Ils n’ont peut-être pas de boulot, pas de vrai toit, plus de voiture, des dettes éventuellement mais… comment qu’ils s’aiment !

Pourtant la crise n’arrange sûrement pas leurs affaires. Heureusement, on nous promet la reprise, ça doit aller mieux au printemps nous dit-on, « Quend refleuriront les lilas blancs ».

A moins qu’on nous mène une nouvelle fois en bateau et que les nouvelles « Glorieuses », ce ne soit que « Quend les poules auront des dents » !

 

 

 

 

QUEND faut y aller, faut y aller !
Là, y’a pas à tergiverser, c’est ce qui urge le plus qu’il faut choisir… et vite.

Courir à droite si ça gargouille trop fort, en espérant que tous les trônes ne soient pas occupés.

 

Se rendre à gauche si ça gratouille un peu plus bas ! Mais alors, comme dirait un petit malin « Attention à ne pas tomber en panne des sens » !

 

 

 

 

QUEND le bâtiment va, tout va !
Cette profonde réflexion que l’on doit à un de nos grands hommes politiques trouve toute sa valeur ici sur la Côte picarde.
Car, côté construction, à Quend, on ne peut pas dire que ce soit le marasme. Comme un clou chasse l’autre, un nouveau chantier y est pratiquement toujours en cours. De quoi satisfaire les trois agences immobilières. Et aussi donner des idées.

 

Comme par exemple à l’Agence des Pins, qui s’est mis en tête de redonner un coup de fion au resto « Au bout du monde ».  Un nom qui eut le mérite de vanter le calme qui y régnait mais jugé aujourd’hui peu flatteur pour le renom de la station. C’est ainsi que, bientôt, c’est « A Bagatelle » que les premiers clients s’attableront. En fait, des retrouvailles avec son aïeul, puisqu’à la Belle Epoque c’était déjà son patronyme.

Dommage cependant que l’intendance ne suive pas vraiment dans la ville!
Car à Quend, pour trouver un bon morceau dans la culotte ou une belle escalope (à la salade)… bernique. Ici, pas de représentant de la famille Boudingras ! Pas plus d’ailleurs que de disciple d’Hippocrate ou d’apothicaire, la croix verte ça n’existe pas !
Quant à celui qui, le matin, souhaite acheter son paquet de tiges, boire son caoua ou gratter un Solitaire, qu’il ne se presse pas, il a tout le temps de « faire la grasse » !

 

Quend la mer monte !
Cette chanson, évoquant le regretté Raoul de Godewarsvelde, un vrai Ch’ti chanteur des Capenoules, rappelle que nous sommes bien ici dans une station balnéaire.
Comme le prouvent ces deux enseignes.

« Les Petits bateaux » fief des crevettes, les « sauterelles », des poissons, ainsi que de la belle et délicieuse moule de Bouchot.
 

« Les Flots bleus », nom poétique de la Maison de la Presse et aussi vraie caverne d’Ali Baba pour ceux qui veulent emporter un souvenir de leur passage à Quend.

 

 

 

 

 

Quend tout s’agite autour de vous !
Qu’il est doux de ne rien faire disait le poète.
Une expression que ne connaissent pas les deux dessinateurs venus s’exposer au Festival car une telle profusion de croquis empêche de goûter au doux farniente.
Rémi, un gars du Nord, qui a trouvé sa vocation dès l’âge de 14 ans. Depuis ses deux essais infructueux dans la presse engagée, il roule pour lui. « Je suis pauvre, dit-il, mais heureux ». Et il l’est aussi de pouvoir présenter sa « Paranomara », une rare collection de premières machines du cinéma d’antan.

Jiho, lui, est bien connu des lecteurs de SINE HEBDO. Dans les pages du pourtant déjà acide magazine, ses dessins d’actualité ne passent guère inaperçus et c’est même parfois de la dynamite. De la même veine que les maîtres du Groland, Jiho a également sa place dans le Jury du Festival. 

 

 

 

 

Quend Jules est au violon !
Et ses copains, à la guitare, à la batterie ou à l’accordéon.

Comme ces deux groupes musicaux, qui parcouraient les rues de la ville ou s’y s’arrêtaient au plus grand plaisir des Grolandais… Jusqu’à ce Pandore leur interdise de rendre hommage à Euterpe ! Pourquoi ?

 

 

 

 

Quend tu voudras !
Après ces trois jours non stop de cinéma, d’expos, de rencontres, de musique, Quennois et Grolandais retrouvent leur quotidien.
Il se dit qu’au moment de l’ultime au-revoir, certains auraient entendu « Ch’Raymond », l’un des pères du Festival, lancer cette formule rituelle aux deux « Christophe » ses amis et complices. Et tous deux auraient répondu d’une seule voix « L’année prochaine… Quend ça plaît, on y retourne » Et même ajouter « Quend tout est fini, on s’essuie et on recommence » !
Vous avez déjà vu des « mecs si Quend » ?

 

 

6.80 !
Rien à voir avec Quend, direz-vous ? Eh bien peut-être que si !
D’abord c’est sûr, ce n’est pas le nouveau prix de la baguette. Ce n’est pas plus un nouveau record de saut à la perche. Et encore moins le nouveau calibre du petit pétard que quelques bourgeoises cachaient naguère dans leur réticule pour se défendre d’un galant trop empressé ou trucider un amant trop volage.
Par contre 6.80, ça pourrait peut-être inspirer ceux qui, déjà, se creusent les méninges pour baptiser le Festival du Film Grolandais 2010, le « 6e » dans la Somme (80) !

 

 

J. Defretin
 
VOS INFOS LOCALES Evènement 6
Quend à la sauce grolandaise  1/1 22.09.2009 

 

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