couverture du livre "Le sentier de la gloire" de Jeffrey Archer " Le Sentier de la gloire " de Jeffrey Archer, nous emmène dans les pas de George Mallory, l’homme qui, le premier aurait atteint le sommet de l’Everest. Le conditionnel s’impose dans la circonstance, car on n’a retrouvé son corps que 75 ans après son ascension ... 

... et la dernière fois qu’il a été aperçu pas ses compagnons, le 8 juin 1924, il ne se trouvait, avec son compagnon de cordée, Sandy Irvine, qu’à 180 mètres du sommet qu’il s’était juré de vaincre le premier. Le doute, sur la réussite du but qu’il a poursuivi toute sa vie, est renforcé par le fait que l’on n’a pas retrouvé au sommet la photo de sa femme dont il était éperdument amoureux et qu’il avait le serment de déposer sur le toit du monde.
Il n’est pas courant de donner l’épilogue d’une aventure au début d’un livre. Ce n’est pourtant pas une première, des millions de spectateurs se sont précipités dans les salles de cinéma pour aller voir le film « TITANIC » alors que chacun connaissait l’issue fatale de cette croisière inaugurale d’un paquebot présumé insubmersible.
Dès les premières lignes du « sentier de la gloire », métaphore désignant la voie à emprunter pour vaincre l’Everest, que Mallory n’appelle que Cholungma (traduction tibétaine du mot Everest), déesse de la terre, le lecteur apprend donc la découverte du corps de George Mallory, un alpiniste anglais, âgé de 38 ans qui rêvait d’une « première » extraordinaire ; planter l’Union Jack au sommet de l’Everest.
L’ouvrage se poursuit avec un flash back qui retrace l’ensemble d’une brève et palpitante existence rapidement abrégée.
Une biographie romancée d’un fondu d’escalade, George Mallory, qui vous fascinera et vous « encordera » de la première à la dernière ligne. Tout le mérite en revient bien sur, au style de l’auteur, (sans omettre de souligner la qualité de la traduction), pas vraiment un débutant et qui a déjà vendu plus de 125 millions de volumes à travers le monde. Cette fois encore, l’ouvrage devrait faire l’unanimité.
Vous suivrez le jeune George Mallory, fils d’un révérend de la haute bourgeoisie, dans ses premières velléités de grimpeur sur un rocher escaladé à marée basse d’où son père vient l’aider à regagner la terre ferme à marée haute.
Dans la vie quotidienne, George, féministe avant l’heure, s’étonne qu’il n’existe pas d’école privée pour ses sœurs ; l’explication fournie par sa mère (la femme devant juste fournir un héritier à son mari et gérer les domestiques) ne le convaincra pas du tout.
A l’école puis à l’Université, il s’inscrira aux cours d’alpinisme, faisant ses premières armes, dans les collines écossaises, et dévoilant ses immenses dispositions dans l’art de la grimpe.
Il commence à exercer ses talents à l’étranger, plus précisément dans les Alpes, au Mont Rose, un sommet « deux fois moins dangereux que le Mont Blanc », selon son père.
Prémonition ? Quand George Mallory et ses équipiers s’attaqueront à ce Mont Blanc, ils seront pris dans une avalanche. George se réveillera à l’hôpital. Parallèlement aux escalades, le séjour sera émaillé de sorties plus divertissantes comme le Moulin Rouge, et une escalade nocturne de la Tour Eiffel qui s’achèvera au commissariat de police.
De retour en Angleterre, George semble s’être calmé et devient professeur d’histoire. Ce n’est que momentané bien sur, il s’est mis en tête d’être le premier homme à vaincre l’Everest. Sa rencontre, coup de foudre, avec Ruth, la femme de sa vie tempérera à peine ses ardeurs. A signaler que pour attirer l’attention de sa dulcinée, il escaladera, à main nues le clocher de la place Saint Marc, à Venise, échappant de justesse aux carabiniers lancés à sa poursuite.
Il sera naturellement sélectionné pour rejoindre l’équipe anglaise qui va enfin s’attaquer enfin à l’Everest. Le défi est de taille, à l’époque, les avions ne volaient pas encore à 8000 mètres.
On suivra la progression des ces alpinistes par le biais du récit fait par l’auteur et par les longues lettres envoyées quotidiennement à son épouse, désormais mère de 2 filles et bientôt d’un garçon, par un George fusionnellement et plus que jamais amoureux de sa femme. Mais qui n’a jamais su vraiment trancher entre sa passion et son obsession montagnarde…..

Jicehel

«Le sentier de la gloire» de Jeffrey Archer, traduit de l'anglais par Marianne Thirioux, Editions First -21,90 €.

 

Commentaires  

 
#1 29-11-2010 13:19
passionnant du début à la fin.
seul regret: personne ne sait aujourd'hui si George Mallory a atteint ou non le sommet. il eût été préférable que Jeffrey Archer respecte cette énigme au lieu d'imaginer une fin assurément 'british'
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